Chronique conventuelle

Chronique conventuelle de mai 2017

Retour sur les fêtes de Pâques…

Les frères du couvent ont uni leurs forces pour faire de la Semaine sainte un temps fort liturgique et fraternel. Tous ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à la réussite de cette semaine si importante tant pour la vie fraternelle, que pour le rayonnement du couvent et le profit spirituel des fidèles comme des frères. Il faut d’abord noter, car c’est déterminant, même si ce n’est pas sur le devant de la scène que les services vitaux ont été assurés, ce qui n’est pas rien dans une grande maison comme la nôtre : la cuisine et la vaisselle, l’entretien du jardin et celui du cloître, la lingerie et la porterie. Merci, entre autres, aux frères Rupert-Maria SCHYMA, Marie-Bernard BARIOULET et Jacques AMBEC.

La liturgie a pu se déployer dans toute sa splendeur grâce aux sacristains, aux cérémoniaires et aux chantres. Il faut les nommer, même si cela allonge la Chronique, mais ce sera utile aux historiens qui pourront y puiser de précieux renseignements lorsqu’il sera question de la béatification de tel ou tel frère. Il est vrai qu’on ne saurait dire lequel actuellement. Fr. Emmanuel PERRIER a dirigé la schola des Ténèbres. Les frères Gilles DANROC, Clément BINACHON et Damien DUPRAT ont dirigé la chorale des offices (et là encore comment ne pas louer la patience et l’endurance de nos choristes qui ont fait des heures de répétitions, puis sont restés debout si longtemps pendant les célébrations, sans ménager leurs voix ni leurs forces ?). Parmi les frères chanteurs et instrumentistes, on notera la présence appréciée des frères Maxime ARCELIN et Antoine ODENDALL.

Fr. Marie-Philippe ROUSSEL, fr. Etienne HARANT et fr. Réginald BACONIN ont veillé, avec succès et sans ennuyer le monde (!), au bon déroulement des célébrations. Fr. Manuel-Ma-rie LATIGE a dirigé de main de maître l’imposante cohorte des enfants de chœur et grands clercs. Aidé de fr. Jean-Thomas de BEAUREGARD, il a aussi coordonné le Chemin de croix dans le parc qui a regroupé une bonne centaine de fidèles.

Nos diacres ont fait merveilles, les frères Cyrille JALABERT, Clément BINACHON, Damien DUPRAT et Dominique-Benoit JEAN-LUC (qui est aussi le réalisateur des affiches et des affichettes qu’il faut désormais appeler des flyers !)

Fr. Olivier de SAINT MARTIN a assuré présidence et prédication de la célébration du Jeudi Saint ; fr. Gilles-Marie MARTY celles du Vendredi Saint et fr. Nicolas-Jean PORRET celles de la Vigile pascale. Au cours de cette Vigile deux adultes furent baptisés et confirmés (voir ci-dessous). Fr. Henry DONNEAUD a présidé et prêché le jour de Pâques.

Voilà qui fait beaucoup de monde. Et pourtant le couvent de Toulouse a généreusement prêté de nombreux frères aux divers couvents, monastères et paroisses. Qu’on en juge : fr. Jean-Michel MALDAMÉ était à Montpellier, fr. Jean-Hugo TISIN à Chamalières, fr. Jean-Bertrand COLAS à Paray-le-Monial, fr. Augustin LAFFAY au Carmel de Lectoure, fr. Luc-Thomas SOMME à Corte, fr. Renaud SILLY à Sylvanès, fr. François DAGUET à Orbey, fr. Timothée LAGABRIELLE à Saint-Maximin, fr. François LE HÉGARET à Bastia, fr. Paul STEVENSON à Nice, fr. David PERRIN à Dax, fr. Ghislain-Marie GRANGE à Taulignan et fr. Joseph-Marie CAPRASSE à la Sainte-Baume. Quant aux frères tchèques, ils animaient les couvents de leur Province.

Ceux des frères qui n’ont pas été nommés ont participé avec cœur à la liturgie, comme aux confessions (pour ceux qui sont prêtres) ou en donnant des conférences aux retraitants. Que ceux que j’ai omis de nommer n’hésitent pas à envoyer une lettre de protestation à la direction avec droit de réparation.

Le lundi de Pâques, selon notre tradition, toute la communauté, ou presque, s’est retrouvée en famille pour un repas festif.

Les baptisés de Pâques

Thérèse-Hiromi Née en 1960 au Japon, Hiromi a fait ses classes chez les Soeurs dominicaines de Tokyo à l’Institut Saint-Dominique. Cette première évangélisation, étant donnée la situation complexe liant l’Église à la culture japonaise, n’a pas éclos vers le baptême. Devenue étudiante en histoire de l’art, en Europe, Hiromi a épousé un universitaire Polonais, Georges, avec qui elle a vécu successivement en Pologne, en Allemagne, à Stanford et finalement à Toulouse.

C’est par ses études d’histoire médiévale (thèse sur un manuscrit enluminé du dominicain évêque d’Albi, Bernard de Castanet) qu’elle a retrouvé le contact avec les dominicains, notamment notre frère Benoît MONTAGNES, et qu’elle a accueilli l’appel du Christ au baptême. Avec ferveur et grande ouverture d’esprit elle a fait un magnifique chemin de catéchuménat en notre paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, jusqu’à son baptême, sa confirmation et son mariage sacramentel, en cette fête de Pâques 2017. Que Dieu la bénisse, elle et son mari Georges, et fasse en eux rayonner sa Résurrection !

Benjamin a 30 ans. Il est professeur d’Histoire-Géographie en Provence. C’est pendant ses études, à Toulouse, qu’il a eu l’occasion d’assister à la messe des étudiants à la paroisse étudiante de Toulouse.
Il a été séduit par la liturgie, les chants, l’encens… Venant d’une communauté protestante américaine, il a aimé trouver cette ancienneté, cette vérité de la foi qui s’inscrit dans le temps.
Il a rejoint la chorale Lauda Mission dirigée par les frères étudiants au couvent de Rangueil. Il est entré en catéchuménat et a participé aux réunions organisées pour les adultes qui demandent le baptême.
Lors de la Vigile pascale de cette année au couvent de Toulouse, il a reçu les trois sacrements de l’initiation chrétienne, le baptême, la confirmation et la communion au corps et au sang du Christ.

Formation permanente

Le samedi 29 avril 2017, la communauté était invitée à une instructive rencontre organisée par le lecteur conventuel :
Le Dr Claire FOURCADE, qui accompagne depuis une vingtaine d’années, par les soins palliatifs, des personnes gravement malades et en fin de vie, est venue parler avec nous de son travail. Celui-ci repose sur l’écoute des patients et de leurs familles, afin de contribuer autant que possible à la qualité de ces moments d’épreuve. Cette présence humaine et professionnelle est assurée par une équipe et comprend, outre les soins médicaux, un volet psychologique ainsi que la possibilité de rencontrer un prêtre. La mise en œuvre adéquate des principes moraux nécessite de prendre des décisions médicales concertées, en tenant compte des circonstances. Quant à l’euthanasie, qui consiste à faire mourir, elle est toujours « absurde et inhumaine » (L’Évangile de la vie, n°64). Le Dr FOURCADE a témoigné de son expérience dans un livre : 1001 vies en soins palliatifs (Bayard éditions, 2012).

Au mois de mars, fr. Jean-Michel MALDAMÉ, a organisé au couvent une série de conférences. Il nous en donne le compte-rendu:

Le dialogue science-foi se maintient et se renouvelle. Nous avons proposé cette année une série de conférences sur la question du transhumanisme – un point très actuel. Ce fut un dialogue. Une première conférence prit pour sujet les apports actuels de la génétique pour la transformation du sujet humain. Fr. Jean-Michel MALDAMÉ a fait une introduction générale. Dans la première conférence Mme Bettina COUDERC, professeur à l’Université Paul-Sabatier et chercheur à l’Oncopole (centre de recherche pour le cancer) a présenté l’état des recherches et technologies. La deuxième conférence fut consacrée au monde des nanosciences. M. François COUDERC, professeur l’Université Paul-Sabatier et diacre permanent du diocèse, nous a initiés aux travaux qui ont permis à la France d’obtenir un prix Nobel au croisement de la biologie et de la physique fondamentale – au niveau de l’atome. La troisième conférence a été donnée par M. Jean-Marc MOSCHETTA, professeur à SUPAERO, mais aussi docteur en théologie de l’Université de Louvain. Le propos était de confronter l’espérance chrétienne en la résurrection avec l’utopie nord-américaine qui habite la culture moderne, fondée sur un désir d’immortalité. Fr. Jean-Michel a repris le fil rouge de son propos pour conclure : la valeur du corps humain en son unité et sa transcendance. Il est à noter que notre salle de conférences fut alors trop petite pour recevoir le public qui comportait bien des visages nouveaux et nombre de jeunes chercheurs du campus scientifique voisin.

On signale par ailleurs que le frère Jean-Michel Maldamé vient de publier : L’espérance de la résurrection, dans Le courage de l’espérance, Studium Notre Dame de Vie, Paris, Parole et silence, 2017.

Quelques nouvelles de fr. Sylvain Detoc

Après mon ordination en 2015, le provincial m’a envoyé à Lyon (Province de France) pour obtenir le Master en théologie et sciences patristiques de l’Université Catholique de Lyon (l’UCLy). Il s’agit d’une formation spécialisée sur les Pères de l’Église. Lyon, en effet, fut le berceau d’un grand renouveau des études patristiques à partir des années 1940 grâce aux Jésuites lyonnais qui se lancèrent dans l’aventure éditoriale des Sources chrétiennes (une collection publiée aux éditions du Cerf et qui en est bientôt à son 600ème volume).

Chaque semaine, je suis plusieurs cours sur les Pères de l’Église dans les locaux de l’UCLy et de l’Institut des Sources chrétiennes, en plein centre-ville (« sur la presqu’île », comme on dit ici). Ma recherche personnelle, quant à elle, porte sur l’interprétation des textes bibliques par les premiers chrétiens. La capitale des Gaules m’offre une situation idéale, car le deuxième évêque de Lyon, S. Irénée, fut l’un des tout premiers Pères à discerner les grands critères d’interprétation de la Bible dans l’Église. Mes études devraient déboucher sur un doctorat à partir de la rentrée prochaine et, à moyen terme, sur un service d’enseignement dans la Province de Toulouse.

Pour le reste, je vis au couvent du Saint-Nom-de-Jésus, entre la gare de la Part-Dieu et le parc de la Tête-d’Or. C’est un joli couvent, qui accueille une vingtaine de frères : un tiers de pères âgés, un tiers de pères de ministère, un tiers de jeunes pères et de frères étudiants. Notre vie conventuelle y est très fraternelle, presque familiale ! Entre autres apostolats, je m’occupe de l’accompagnement des catéchistes de la paroisse du Saint-Nom-de-Jésus et de l’aumônerie des classes préparatoires du Lycée du Parc. Autant d’activités qui, ajoutées à mes études, me donnent l’impression de vivre à Lyon depuis quelques jours seulement !

et du fr. Jean-Pierre Arfeuil

Le frère Jean-Pierre ARFEUIL après des mois de souffrance a été opéré du cœur. Plusieurs opérations qui ont été réussies. Il est en convalescence à la Cadène. On peut lui écrire, plutôt que de lui téléphoner.

Adresse : Domaine de La Cadène – 15, impasse de la Cadène – 31200 Toulouse.

Deux dates à retenir en cette fin d’année

La fête de saint Dominique de printemps sera célébrée le mardi 24 mai à la messe de midi, suivie d’une rencontre dans le jardin si le temps s’y prête.

Dès maintenant retenez le grand événement du mois de juin : les ordinations presbytérales du samedi 24 juin 2017 (à 15 h 30). Elles seront conférées cette année par S. Ém. le Cardinal Jean-Pierre RICARD, archevêque de Bordeaux. Il ordonnera prêtres les frères Damien DUPRAT, David PERRIN, Clément BINACHON et Paul STEVENSON. Ils se confient à votre prière. À vrai dire, nous nous confions tous à votre prière

 

fr. Alain Quilici, o.p.

fr. Alain Quilici
721c0e5297a71a63bda22e9ca81ce417WWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWW