Homélie du 20e DO - 17 août 2008

Jésus Christ, notre médecin pour la vie éternelle!

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Lorsque nous avons une petite grippe, nous essayons de nous soigner nous- mêmes. En prenant quelques cachets, car à nos yeux l’affaire n’est pas grave. Si toutefois, cela nous dépasse nous sommes obligés d’aller voir notre médecin. Mais le médecin consulté s’occupe seulement du fonctionnement biologique.
Or la Santé concerne tout l’être, et la maladie est plus que le dysfonctionnement des organes, cette femme Cananéenne le sait bien, puisqu’elle a pris le chemin pour demander la guérison totale de sa fille.
De quel chemin s’agit-il? «Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David.» Par rapport à la médecine moderne, son comportement semble un peu bizarre, hors du commun. En effet, laissant à la maison sa fille malmenée par un démon, elle va trouver cet homme, Jésus. Dont elle a compris la Parole: «Je suis le chemin, la vérité et la vie.»
Non, son comportement n’est pas bizarre, car elle a pris instinctivement le vrai chemin, qui est Jésus Lui-même, notre médecin par excellence. Cette Cananéenne, en allant trouver Jésus, a fait une démarche de foi et de confiance en Celui qui peut redonner la vie. Les disciples aussi ont dû intervenir pour la femme auprès de Jésus.

L’attitude de Jésus semble elle aussi, surprenante. Il commence par faire un test, par éprouver la foi de cette Cananéenne, en lui disant: «Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.» Jésus souligne l’appartenance de la femme à un peuple considéré comme païen et idolâtre. C’est dur, non?
Malgré cette réponse, la Cananéenne réaffirme sa demande avec une confiance inébranlable. Sa foi est si grande, qu’elle surmonte l’obstacle de son origine, en demandant à Jésus de venir à son secours! Si on regarde bien cette femme, on s’aperçoit qu’elle nous représente.

Mes frères, la poussée aveugle de notre société vers la consommation et l’argent, nous éloigne de la Parole de l’Évangile.
Le but de la Parole de Dieu dans le cœur de chaque baptisé, c’est de nous réveiller chaque matin. Pour que nous ne soyons pas trop encombré par des choses inutiles, qui nous renferment sur nous-mêmes. Et qui nous empêchent de donner la première place à Dieu dans notre cœur, comme cette Cananéenne.
Grâce à une bonne écoute de la Parole de l’Évangile, nous arriverons à nous libérer peu à peu des maux de notre société actuelle. Tout seul nous n’arriverons pas, à nous libérer de la pesanteur du mal et de la médiocrité dans notre vie de baptisé.
L’aide de l’Esprit Saint est précieuse et capitale, sur le chemin qui conduit à Celui qui a donné sa vie en rançon pour nous sauver. Lui qui, par son sang versé sur la croix vient nous purifier et nous guérir de nos blessures. Ainsi, comme la femme Cananéenne, nous arriverons à garder confiance en Jésus notre Messie.
Oui, si nos médecins nous donnent des médicaments pour combattre la maladie, Lui, Jésus le Christ, notre médecin par excellence, nous donne sa Parole de Vérité. Jésus disait à la femme Cananéenne: «Ô femme, grande est ta foi!» C’est que Dieu nous a créé sans rien nous demander, ne nous sauvera pas sans notre participation. Il attend toujours une démarche personnelle de notre part, en toute liberté, pour pouvoir venir à notre aide et à notre secours, à travers une démarche de foi sincère. Dieu crée par sa Parole, Il nous sauve aussi, par cette même Parole. Jésus ne se rendit même pas dans la maison de la Cananéenne, tout simplement Il lui dit: «Qu’il t’advienne selon ton désir!» Oui, La Parole du Christ nous transforme et nous recrée, afin de devenir une créature nouvelle dans la foi.

Enfin, un détail: On aurait tort de penser que Jésus rejette les Juifs en donnant la priorité à cette Cananéenne. Avec Paul nous avons entendu dans l’Épître aux Romains: «Or je vous le dis à vous, les païens, je suis bien l’apôtre des païens et j’honore mon ministère, mais c’est avec l’espoir d’exciter la jalousie de ceux de mon sang et d’en sauver quelques-uns.» Paul a bien compris ce que Jésus a fait pour la Cananéenne. Il ne rejette aucun de ses petits qui sont à la recherche de secours et de miséricorde.

Frères et sœurs, Même si notre société se détourne du vrai chemin qui conduit au vrai médecin, ne baissons pas les bras! Souvenez-vous de la parole du Pape Jean Paul II qui disait souvent: «N’ayez pas peur!» Mettons-nous en route quelque que soit notre situation ou origine, comme cette femme Cananéenne, à la recherche de la Parole de l’Évangile, qui doit nous accompagner tout au long de notre pèlerinage sur cette terre. Afin de savoir, que Jésus Christ à travers sa Parole, est notre médecin pour la vie éternelle.

AMEN!!!