Homélie du 6 juin 2010 - Fête Dieu (1ères communions)
fr. Alain Quilici

Chers enfants qui allez faire votre première communion, réjouissez-vous. Je vous invite à rejoindre les apôtres. Profitant de ce que Jésus parlait aux gens ils se sont réunis à l’ombre d’un bosquet d’eucalyptus et ils discutaient. Ils sont très inquiets car Jésus vient de leur dire que bientôt il allait partir. Et il avait même ajouté que c’était beaucoup mieux pour eux qu’il s’en aille, mais qu’un jour il reviendrait.

L’un dit: Qu’allons-nous devenir si Jésus nous laisse seuls? Il faudrait lui dire: Reste avec nous Seigneur, car déjà le jour baisse. C’est vrai ça me fait peur d’être tout seul dans le monde sans Jésus. C’est comme si nous étions la nuit, dans une forêt abandonnés comme des brebis au milieu des loups.

Moi, dit un apôtre, je crois que sans lui nous ne pouvons rien faire. Il faut qu’il reste!

Ils étaient bien ennuyés.

Moi, dit Philippe, je voudrais qu’il nous donne un signe, un signe auquel ses disciples pourraient se reconnaître.

Moi, dit Jacques, je voudrais qu’il nous communique sa force. Cette force qui fait que quand il parle on l’écoute.

Moi, dit André, je voudrais qu’il nous donne le pouvoir de multiplier le pain. Il n’y a rien de plus urgent dans le monde que de donner du pain à ceux qui ont faim.

Moi, dit Simon-Pierre, je voudrais qu’il s’arrange pour que tout en étant absent, il soit présent.

Mais tous se mirent à crier: c’est impossible, c’est impossible! Comment pourrait-il en même temps rester et partir? On ne peut pas en même temps être absent et présent. Là-dessus arrive Jésus. Il avait terminé sa prédication et renvoyé les foules. Il dit: Mes amis, j’ai entendu ce que vous disiez. Tous étaient très gênés.

Ne soyez pas gênés, dit Jésus: tout ce que vous avez demandé je vais vous le donner.

Les apôtres furent remplis de joie, mais ils n’osaient rien dire car ils se demandaient comment Jésus allait pouvoir faire des choses aussi impossibles. Jésus reprit: Vous avez demandé un signe?

Oui, dirent-ils, un signe.

Vous aurez le signe de la croix. Quand vous ferez le signe de la croix, ou quand vous verrez une croix, vous saurez que je ne suis pas loin. La croix règnera sur le monde.

Et tous firent le signe de la croix.

Vous avez demandé la force de la prédication. Vous l’aurez. Je vais vous envoyer quelqu’un qui parlera avec vous: vous ne le verrez pas, de même que vous ne voyez pas le vent, mais vous sentirez sa force et c’est lui qui parlera et agira. On l’appellera le souffle de Dieu, le Saint-Esprit.

Les Apôtres ne comprenaient pas très bien, mais ils aimaient tellement Jésus et ils avaient tellement confiance en lui qu’ils ne dirent rien.

Jésus continua: Vous avez demandé le pouvoir de multiplier le pain.

Oui, oui, dirent-ils, le pouvoir de multiplier le pain. Voilà ce qu’il nous faut. C’est très important.

Je vais vous le donner. Ils étaient de plus en plus étonnés.

Chaque fois que vous vous réunirez en mon nom, vous bénirez le pain et le vin. Vous direz: Ceci est mon Corps, puis ceci est mon sang et tous ceux qui mangeront de ce pain et boiront de ce vin, c’est moi qu’ils recevront et ils seront nourris pour la vie éternelle. Et vous pourrez le multiplier autant que vous voudrez jusqu’à la fin du monde. Je vous charge de nourrir le monde entier!

Les apôtres avaient du mal à comprendre. C’est qu’ils ne savaient pas encore, ce que nous nous savons depuis longtemps: que chaque fois que nous communions c’est Jésus que nous recevons. Et c’est pour ça que les enfants sont tellement contents de faire leur première communion. Ils savent qu’ils vont recevoir Jésus. Mais Simon Pierre reprit la parole et dit: Mais, Seigneur, si tu pars, tu ne seras plus présent!

Au contraire, dit Jésus, car je ne vous laisserai pas orphelins. Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.

Écoutez ma parole, je continuerai à vous parler et vous m’entendrez.

Communiez à mon corps et à mon sang et je viendrai chez vous et chez vous je ferai ma demeure.

Et surtout cherchez, n’arrêtez pas de chercher.

Ceci me rappelle une histoire. Celle d’un ce petit garçon qui s’appelait Joël; comme tous les petits enfants de son âge, il aimait beaucoup jouer à cache cache. Il était très content car il avait trouvé une très bonne cachette. Quand vint son tour de se cacher, il se cacha et cria: ça y est, vous pouvez venir me chercher! Mais personne ne vint. Au bout d’un moment il sortit de sa cachette et il vit que ses amis étaient tous partis. Ils ne jouaient plus. Alors Joël pleura. Il pleura très fort. Il alla trouver son grand-père et il lui raconta son malheur. Et le grand-père se mit lui-même à pleurer: Pourquoi pleures-tu, grand-père, demanda Joël?

Je pleure parce que ce qui t’arrive, mon petit Joël, c’est justement ce qui arrive à Dieu, c’est ce qui arrive à Jésus. Il se cache et personne ne le cherche. Et comme on ne le cherche pas, on ne le trouve pas. Alors on dit qu’il est absent! Les disciples ont compris alors, que si Jésus les avait laissés, il ne les avait pas abandonnés. Ayant fini de parler, Jésus et ses disciples continuèrent leur route.

Aujourd’hui, Jésus est ici, pour nous, pour vous, pour toi,

[|pour te parler!

pour te visiter!

pour te nourrir!|]

Soyez heureux!

Amen.